Jean-Christophe LAURENT

- Que fait-on du zèbre et du dromadaire, commissaire ?

- Je ne sais pas moi... Du cervelas, du saucisson, du pâté !... Faites-en ce que vous voulez brigadier...

- Vous croyez que c'est bon du saucisson de dromadaire, commissaire ?

- C'était pour plaisanter brigadier... Pour détendre l'atmosphère...

- Ha ha, vous m'avez bien eu commissaire !... Je me fais toujours avoir avec vos galéjades ! Quelle rigolade ! Quel sens de l'humour... Quel art du calembour ! Quelle drôlerie ! J'envie votre esprit de répartie commissaire, si si, n'allez pas croire que j'exagère. Pourtant, à vous voir, comme ça, avec vos allures de séminariste, vos costards tristes et votre air sinistre, on croirait pas... Vous êtes un authentique pince-sans-rire commissaire, le prince de l'ironie, c'est moi qui vous le dis... Non non, ne soyez pas gêné, c'est la véritable vraie vérité. Le pape du second degré. Vous êtes encore plus fort qu'Henri, mon beau-frère, un des plus fin spécialiste en la matière... Lui, c'est au restaurant qu'il est le plus tordant, il vous fait bidonner des salles entières. Sacré Riri. Un grand artiste lui aussi. Tenez, si j'osais, c'est son anniversaire fin mai, et...

- Sans déconner brigadier, vous... Vous m'inviteriez ?! Vraiment vous me flattez, depuis le temps que je rêve de me mesurer à lui...

- Vous connaissez Riri ?!

- Qui ne connaît pas Riton, le roi des bouffons !...

Amusés, les policiers en uniformes ont fait cercle autour des deux hommes."

 

(Cornelius Glanzmann. "Bleu Oblique" Page 112 extrait. Edit. du Vertige.)

 

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